Comment gérer sa comptabilité lorsque l’on exerce en profession libérale ?

Pour les professions libérales réglementées comme non réglementées, il est indispensable de gérer sa comptabilité avec rigueur voire même de s’attacher les services d’un expert comptable. Voyons cela en détail.

J’opte pour la comptabilité dédiée ou simplifiée ?

 

 

Concrètement, la comptabilité dédiée est le fait d’avoir un comptable ou un expert comptable qui vous accompagne dans la gestion de la comptabilité de votre entreprise.

 

La comptabilité simplifiée a été instaurée pour alléger les obligations comptables des petites entreprises dans le but d’amoindrir le coût lié à la tenue d’une comptabilité et de les aider à gérer plus facilement leur entreprise.
Il s’agit ainsi de règles comptables et d’obligations comptables plus légères aussi bien du point de vue financier qu’administratif.

 

Lorsque vous exercez en profession libérale, vous devez prendre à votre charge certains éléments de gestion de votre entreprise.
Et vous le saviez déjà, la comptabilité représente un de ces éléments !

 

Une profession libérale peut avoir une comptabilité d’engagement (identique à celle des entreprises commerciales).
Cela signifie simplement que vous devez tenir deux colonnes :

  • une colonne avec les crédits c’est-à-dire l’argent sortant
  • une colonne avec les débits c’est-à-dire l’argent entrant

 

Il est donc nécessaire d’enregistrer les dettes et les créances dès leur début et de reporter dans un autre relevé leur résolution.

 

Une profession libérale peut avoir une comptabilité de trésorerie.
Contrairement à la comptabilité d’engagement, les dettes et les créances peuvent être reportées qu’à la clôture de l’exercice fiscal.
L’avantage principal est la réduction des écritures comptables pendant l’année.
De plus, le suivi en est facilité (une charge mentale en moins non ?).

Attention, cet avantage a une limite.
En effet, si dans votre activité vous avez beaucoup de clients et d’opérations, la clôture de l’exercice fiscal peut s’avérer être un véritable sac de nœuds.

 

À savoir : si vous optez pour le régime fiscal d’imposition des BNC (Bénéfices Non Commerciaux), la tenue de la comptabilité est obligatoire.

Si les recettes encaissées n’excèdent pas 70 000 euros, vous pouvez choisir le régime micro-BNC. La TVA n’est pas due et le calcul du bénéfice est forfaitaire.
Il équivaut à 66% des recettes.
L’abattement sur le bénéfice ne peut pas être inférieur à 306 euros.

Le régime BNC se distingue des entreprises commerciales qui, elles, sont soumises au cadre fiscal des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC).

Le régime de la déclaration contrôlée s’applique aux professions libérales.
Votre bénéfice imposable est calculé en déduisant vos charges professionnelles et l’amortissement des biens professionnels de vos recettes brutes.
C’est à vous de procéder au calcul, il n’est pas effectué par l’administration fiscale.
Vos charges correspondent aux frais de gestion, de locaux, de personnel etc… (plus d’informations ici : https://bit.ly/3E917po).

 

 

Ainsi, est-il préférable d’opter pour la comptabilité dédiée ou simplifiée ?
Pour cela, il faut vous reporter à votre statut et les obligations qui y sont liées.

 

 

 

Je sépare mon budget professionnel et mon budget personnel ?

 

 

Lorsque vous exercez une activité libérale, il est obligatoire d’ouvrir un compte dédié.

Au-delà de cette obligation, il est très fortement conseillé de bien dissocier les montants de vos ressources et de vos dépenses professionnelles d’un côté, et votre budget personnel d’un autre.

Astuce : lorsque vous ouvrez votre compte dédié, fixez une somme à virer tous les mois de votre compte professionnel vers votre compte personnel.
Cela revient à vous verser un salaire.
Et pourquoi pas vous verser une prime occasionnelle en fonction des résultats de votre entreprise ?

 

Comment intégrer les frais de déplacement dans ma comptabilité ?

 

Si nous abordons ici les frais de déplacement, c’est qu’ils représentent pour certaines professions libérales l’un des principaux postes dépenses (infirmière à domicile, kinésithérapeute à domicile…).

Ainsi, le professionnel a le choix entre deux façons de déduire ses frais :

  • frais réels : il faut tenir la comptabilité liée à tous les déplacements professionnels : carburant, parking et aussi la réparation et l’entretien du véhicule.
    Tout est calculé à la quote-part du kilométrage du véhicule dans le cadre de l’activité professionnelle.

 

  • au forfait : le forfait kilométrique vous permet ici de prendre en compte l’ensemble des kilomètres parcourus et de les multiplier par un taux représentatif à la fois des dépenses courantes et de réparation.

Voici un tableau récapitulatif mis à disposition par le site https://www.urssaf.fr.

 

 

À savoir : si malheureusement vos charges sont supérieures à vos recettes, ce déficit est reportable sur l’ensemble du revenu global de votre foyer fiscal permettant de faire baisser votre base d’imposition personnelle.

 

Profession libérale : est-ce que je dois me faire accompagner par un expert comptable ?

 

Vous l’avez compris, la comptabilité est un exercice délicat qui peut vous prendre beaucoup de temps.
Alors bien-sûr, le professionnel libéral n’est pas tenu par la loi d’avoir un expert-comptable.
Il s’agit ici d’un rapport gain de temps / coût.
Peut-être est-il préférable de se faire accompagner dans sa comptabilité et se concentrer ainsi sur son métier.
Cela est un calcul que vous seul pouvez faire.

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